Projet Éveil

Projet Eveil

Comment définissons-nous la violence et l'intimidation?

Depuis déjà un bon moment, les écoles de la Commission scolaire des Navigateurs se sont mobilisées en mettant en place des stratégies pour intervenir rapidement lorsqu'un jeune vit une situation de violence ou d'intimidation. Mais maintenant, savez-vous que les organismes communautaires de la région de Lévis et de Saint-Lambert-de-Lauzon travaillent ensemble pour prévenir et intervenir efficacement lorsque ces situations se présentent dans la communauté? L'intimidation et la violence ne sont pas des problématiques qui se retrouvent seulement à l'école : elles peuvent être vécues au retour de l'école, dans les parcs, dans les activités de loisirs ou même dans plusieurs lieux à la fois! C'est pourquoi il est important de travailler tous ensemble afin d'étendre le plus largement possible un filet de sécurité pour nos jeunes. Évidemment, pour être cohérents avec l'ensemble des écoles de notre territoire, nous avons décidé de voir ces deux problèmes de la même façon! De cette manière, il sera plus facile d'arrimer nos pratiques et notre langage auprès des jeunes.

La VIOLENCE est un geste fait intentionnellement dans le but de faire vivre une souffrance à l'autre. Par ses gestes ou ses paroles, cette personne souhaite blesser, attaquer l'autre dans ton intégrité, à ses biens ou à son bien-être physique et/ou psychologique. La violence peut prendre plusieurs formes :

L'INTIMIDATION est évidemment une forme de violence. Tout comme la violence, elle peut s'exprimer de différentes façons. On la retrouve aussi dans le cyberespace. À ce moment, on parle de cyberintimidation. Il y a quatre critères pour savoir s'il s'agit d'intimidation, les connaissez-vous?

Les voici :

Aucune forme de violence (dont l'intimidation) n'est acceptable! Si vous vivez l'une ou l'autre de ces formes de violence, nous vous invitons très fortement à le dire à une personne de confiance pour qu'elle puisse vous aider à y mettre fin. Il est important de ne pas rester seul avec cette situation! Tout le monde devrait avoir le droit de vivre en sécurité et être respecté.

Quels sont les signes à reconnaître chez un jeune victime d'intimidation
Voici quelques indicateurs qui peuvent vous aider à détecter un jeune qui pourrait vivre de la violence ou de l'intimidation.

Toutefois, sachez que l'apparition de ces signes ne signifie pas la présence automatique d'une situation de violence et d'intimidation. Ces signes pourraient aussi être associés à une autre problématique. Néanmoins, ils devraient être de petits signaux d'alerte qui vous poussent à être plus vigilant et à avoir une discussion calme et ouverte avec ce jeune.
  • Le jeune présente-t-il des symptômes d'anxiété et de dépression (il semble triste, malheureux, facilement irritable)? Si oui, depuis quand?
  • Est-ce qu'il a soudainement perdu de l'intérêt pour des activités qu'il aimait?
  • Son estime de soi est-elle faible (il ne se trouve pas bon à l'école ou il trouve les autres meilleurs que lui)?
  • Est-ce qu'il a peur de se rendre à certains endroits comme à l'école, au centre commercial ou au terrain de jeux?
  • A-t-il cessé brusquement d'utiliser Internet?
  • Se retire-t-il plus souvent dans sa chambre?
  • Ses résultats scolaires ont-ils chuté sans que vous puissiez l'expliquer?
  • Est-ce qu'il vous dit souvent qu'il se sent malade, qu'il n'a pas envie d'aller à l'école?
  • A-t-il des pensées suicidaires, des envies de fuir ou de décrocher?

"Gouvernement du Québec, ministere de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Site téléaccessible à l'adresse : http://www.mels.gouv.qc.ca/branche-sur-le-positif/. Consulté le 15 juillet 2014.

Et si je suis victime...
Aucune forme de violence (dont l'intimidation) n'est acceptable! Si tu vis de la violence ou de l'intimidation, nous t'invitons très fortement à le dire à une personne de confiance pour qu'elle puisse t'aider à y mettre fin. Il peut s'agir d'un parent, un intervenant, un professeur : Bref, il ne faut surtout pas rester seul avec cette situation! La violence et l'intimidation, c'est sérieux et tu ne dois JAMAIS les tolérer.

Voici quelques conseils pour t'aider personnellement:
  • Le premier conseil d'importance : AGIS! Parles-en, il faut dénoncer la situation! Nous savons que ce n'est pas facile, mais pour éviter que la situation s'envenime, il faut y mettre fin maintenant! Il est important que tu restes en sécurité, car c'est l'un de tes droits fondamentaux.
  • Même si c'est difficile, il faut rester calme. Se mettre en colère ou se venger pourrait empirer les choses.
  • Si c'est possible, déplace-toi avec des amis sur qui tu peux compter. En groupe, on risque moins de se faire intimider et on est plus en mesure de se défendre.
  • N'attends pas trop longtemps avant de parler : Trouve rapidement un adulte en qui tu as confiance (ex. : parent, intervenant, professeur, animateur, entraineur, surveillant) et dis-lui ce qui se passe.
  • Se défendre soi-même, c'est bien, mais parfois ça ne suffit pas. Rappelle-toi que tu n'es pas un <stool>* si tu signales un acte de violence ou d'intimidation. À vrai dire, tu te fais un beau cadeau, tu décides de prendre soin de toi!

À tout moment, tu peux t'adresser à un organisme communautaire de ta région ou à la direction de ton école pour signaler un acte de violence ou d'intimidation. Ils ont là pour t'aider!

Si tu sens que ta sécurité est menacée ou si tu es en danger, n'hésite pas un instant et communique avec le service de police.

Finalement, il existe la ligne sans frais d'Urgence-Détresse Chaudière-Appalaches 1-866-APPELLE (277-3553) où un intervenant peut t'écouter et te conseiller.

Que pouvons-nous faire en tant que parents?
Évidemment, comme parents, vous êtes appelés à jouer un rôle important pour faire cesser la violence et l'intimidation. Même si la nouvelle est déstabilisante, il est important de rester calme et de demeurer disponible pour votre enfant qui a avant tout besoin de votre réconfort. Voici quelques pistes pour vous aider lorsque vous accompagnerez votre enfant :
  • Prenez le temps de l'écouter.
  • Demandez-lui de vous décrire la situation en détail sans le blâmer.
  • Montrez-lui que vous êtes avec lui et que vous allez l'aider à trouver une solution.
  • Demandez-lui ce qu'il a tenté de faire pour que la situation cesse.
  • Encouragez-le à en parler à un adulte de confiance à l'endroit où les événements ont lieu (école, organisme communautaire, camp de jour, etc.).
  • Encouragez-le à dénoncer l'événement auprès d'un intervenant du milieu.
  • Dites-lui d'éviter tout geste de représailles ou de vengeance, car cela pourrait se retourner contre lui.
  • Encouragez-le, si c'est possible, à se tenir avec des amis sur lesquels il peut compter. En groupe, il risque moins de se faire agresser ou intimider et il sera plus en mesure de se défendre.
  • Conseillez-lui d'éviter les endroits propices à la violence et à l'intimidation lorsque c'est possible.
  • Parlez à son intervenant, son professeur, au personnel de l'école, à son entraîneur ou a toute personne qui peut être au fait de la situation et qui peut aider votre enfant à la régler. Vérifiez si ces derniers sont bien au courant; voyez ce qu'ils ont fait ou ce qu'ils comptent faire. Demandez d'être tenu au courant de l'évolution de la situation.
  • Demeurez attentif au comportement de votre enfant. Après quelques jours, communiquez de nouveau avec les intervenants que vous avez joints, si eux ne l'ont pas déjà fait.
  • Effectuer un suivi directement auprès de votre enfant pour vous assurer que les événements de violence et d'intimidation ont réellement pris fin. Pour vous aider, vous pouvez utiliser le 2-1-1 (Un suivi après 2 jours, 1 semaine et 1 mois).

Si la situation de violence ou d'intimidation empêche votre enfant de fonctionner dans ses activités quotidiennes, n'hésitez pas à demander l'aide d'un professionnel de votre milieu ou auprès de l'école (psychologue, psychoéducateur, travailleur social, etc.). Il est aussi toujours possible de rejoindre le Centre de santé et de service sociaux Alphonse-Desjardins pour recevoir l'aide d'un professionnel. Si vous êtes à la recherche de ressources d'aide dans votre communauté, vous pouvez aussi téléphoner au 2-1-1 (répertoire des ressources communautaires en Chaudière-Appalaches).

N'attendez surtout pas que la situation dégénère! Si vous avez des doutes quant à la sécurité de votre enfant, n'hésitez pas à contacter le service de police de votre région.

Finalement, il existe aussi la ligne sans frais d'Urgence-Détresse Chaudière-Appalaches 1-866-APPELLE (277-3553) où un intervenant peut vous écouter et vous conseiller.

Gouvernement du Québec, ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Site téléaccessible à l'adresse : http://www.mels.gouv.qc.ca/branche-sur-le-positif/. Consulté le 15 juillet 2014.



En complément, vous pouvez aussi élaborer un plan de sécurité avec lui que vous trouverez sur le site de Jeunesse j'écoute : cliquez ici.

Pour davantage d'information sur votre rôle, nous vous invitons à lire ce petit article de la <Ligne Parents> accessible à l'adresse suivante : http://ligneparents.com/adolescent/intimidation-role-des-adultes/.
Et si j'intimide ou agresse...
Si tu penses à changer la façon dont tu traites tes pairs, tu es sur la bonne voie!
En admettant que tu aies ce problème, tu franchis la première étape vers la responsabilisation et le changement de comportement.

Voici quelques petits trucs que tu devrais savoir à propos de l'intimidation :
  • C'est le droit de tous et chacun de se faire traiter avec respect et de se sentir en sécurité. Le fait de ne pas aimer une personne ne te donne pas le droit d'être méchant avec elle, de l'abuser ou de la harceler.
  • Il y a plusieurs formes d'intimidation, de l'intimidation physique (frapper, pousser, etc.) à l'intimidation verbale (traiter de noms, taquiner ou exclure quelqu'un). Parfois, l'intimidation verbale est celle qui affecte le plus. Mais toutes les formes d'intimidation sont méchantes. Ce n'est jamais correct.
  • Les effets de l'intimidation incluent la dépression, le désespoir, l'anxiété, ainsi que des problèmes relationnels et scolaires. Ce n'est pas seulement la victime d'intimidation qui en vit les effets, mais les témoins et aussi l'intimidateur.
  • Tu peux changer! Beaucoup de gens qui font de l'intimidation apprennent à agir différemment et à avoir des relations amicales saines avec les autres. Il peut être difficile de changer de comportement seul. N'hésite pas à demander l'aide d'un intervenant d'un organisme communautaire ou de l'école pour te soutenir dans tes démarches. Ils seront heureux de t'aider! Tu démontres une grande force en voulant changer de comportement : Persévère dans cette voie!

Jeunesse J'écoute. Si tu crois que tu intimides les autres. Site téléaccessible à l'adresse : http://jeunessejecoute.ca/Teens/InfoBooth/Bullying/Are-You-Bullying.aspx. Consulté le 9 septembre 2014.

Que pouvons-nous faire en tant que parents?
Si vous apprenez qu'un jeune agresse ou intimide d'autres jeunes, vous devez lui expliquer la gravité et les conséquences de ses actes ou de ses paroles pour les autres tout en lui assurant votre soutien. Voici quelques pistes pour vous aider lorsque vous accompagnerez ce jeune :
  • Restez calme et écoutez ce qu'il a à vous dire.
  • Expliquez-lui que vous prenez la situation très au sérieux.
  • Voyez avec lui comment il peut exprimer sa colère ou obtenir ce qu'il veut sans faire de tort aux autres.
  • Rappelez-lui qu'il est important de respecter l'autre malgré ses différences (ex. : orientation sexuelle, race, force physique).
  • Essayez de passer plus de temps avec lui et de superviser ses activités.
  • Cherchez à savoir qui sont ses amis et comment ils passent leurs temps libres.
  • Soyez à l'écoute des personnes qui vous signalent que votre enfant en agresse ou en intimide d'autres, qu'il s'agisse d'un autre jeune, d'un parent, d'un intervenant ou d'un membre du personnel de l'école.
  • Expliquez-lui à quoi il s'expose s'il continue à poser des gestes de violence ou d'intimidation (suspension ou expulsion de l'organisme, de l'école, à une plainte policière ou à un recours à la justice).
  • Communiquez avec la direction du milieu si vous croyez que votre enfant en agresse ou en intimide d'autres pour recevoir le soutien adéquat.
  • Effectuer un suivi directement auprès de votre enfant pour vous assurer que les événements de violence et d'intimidation ont réellement pris fin. Pour vous aider, vous pouvez utiliser le 2-1-1 (Un suivi après 2 jours, 1 semaine et 1 mois).


Si vous êtes inquiets ou dépassés par les événements, n'hésitez pas à demander l'aide d'un professionnel de votre milieu ou auprès de l'école (psychologue, psychoéducateur, travailleur social, etc.). Il est aussi toujours possible de rejoindre le Centre de santé et de service sociaux Alphonse-Desjardins pour recevoir de l'aide d'un professionnel. Si vous êtes à la recherche de ressources d'aide dans votre communauté, vous pouvez aussi téléphoner au 2-1-1 (répertoire des ressources communautaires en Chaudière-Appalaches).

Finalement, il existe aussi la ligne sans frais d'Urgence-Détresse Chaudière-Appalaches 1-866-APPELLE (277-3553) où un intervenant pourra vous écouter et vous conseiller.

Gouvernement du Québec, ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Site téléaccessible à l'adresse : http://www.mels.gouv.qc.ca/branche-sur-le-positif/. Consulté le 15 juillet 2014.

Et si je suis témoin d'intimidation...
En tant que témoin d'un acte de violence ou d'intimidation, tu peux aider la victime ou, au contraire, aggraver la situation. Agis en citoyen responsable.
  • Si tu restes là à regarder sans rien faire, tu encourages l'agresseur à continuer ses gestes de violence, car il croit que tu approuves son comportement.
  • Tu dois agir pour faire cesser cette situation. Avise un adulte ou demande à l'agresseur d'arrêter si tu crois que tu bénéficieras du soutien des autres témoins.
  • Tu peux aussi offrir une porte de sortie à la victime en disant : <Mme Hélene s'en vient!>, <Richard te cherche, il veut que tu le rejoignes à son bureau!>.
  • Réconforte la personne qui est victime de violence ou d'intimidation. Montre-lui que tu l'appuies, que tu es de son côté, que tu n'es pas d'accord avec ce qui lui arrive.
  • Tu ne dois pas rester muet ou encourager la personne qui en agresse ou en intimide une autre. Ton action est importante pour la victime et tu pourras être fier de l'avoir aidée!

Gouvernement du Québec, ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Site téléaccessible à l'adresse : http://www.mels.gouv.qc.ca/branche-sur-le-positif/. Consulté le 15 juillet 2014.


N'oublie pas : <stooler> et dénoncer, ce n'est vraiment pas la même chose!

<Stooler> c'est rapporter de l'information dans le but de nuire, de se venger ou de faire punir l'autre par plaisir. Alors que la personne qui dénonce une situation dit NON à l'intimidation et elle le fait dans le but d'aider ou de recevoir de l'aide.

Dénoncer l'intimidation et la cyberagression permet :
  • à un adulte d'intervenir et de protéger la personne qui est intimidée;
  • à la personne intimidée de recevoir de l'aide;
  • à l'agresseur de réaliser qu'il/elle a un problème et de faire face aux conséquences de ses actions;
  • à l'agresseur de recevoir du soutien pour cesser l'intimidation et l'aider à développer son empathie et de nouvelles stratégies de résolution de problème.

Référence : Tel-jeunes. Site de l'organisme Tel-jeunes. Site téléaccessible à l'adresse : http://teljeunes.com/accueil . Consulté le 15 juillet 2014.


À tout moment, tu peux t'adresser à un organisme communautaire de ta région ou à la direction de ton école pour signaler un acte de violence ou d'intimidation. Ils ont là pour t'aider!

Pour d'autres pistes, voir le site de Jeunesse J'écoute : Cliquez ici.